11 septembre 2018 – Almaria -> Grenade

Journée à terre. Nous partons en voiture pour le désert de Tabernas. Visite de Fort Bravo où furent tournés beaucoup de western spaghettis et autres : « la folie des grandeurs« , « le bon la brute et le truand« , « pour une poignée de dollars« , « il était une fois dans l’ouest« , « mon nom est personne« … Les paysages de la Sierra Nevada sont magnifiques. Au retour, juste envie d’écouter les classiques d’Ennio Morricone !

Nous partons ensuite pour La Calahorra et son château. Il date de la Renaissance italienne du début de XVIème siècle.

Avant d’arriver à Grenade, dernière halte à Guadix pour voir sa cathédrale massive de style baroque.


12 septembre 2018 – Grenade, L’Alhambra

Nous avons retrouvé Jean-Marc et Nicole avec qui nous partageons deux journées à Grenade. C’est parti pour 5 heures de visite de l’Alhambra (en arabe Al-Hamra, la rouge). C’est une succession de palais Nasrides d’architecture islamique datant du VIIIème au XVème siécle. Les jardins et fontaines complètent ces édifices majestueux. Le site est superbe.

Nous terminons notre visite de Grenade par une balade dans la vieille ville.


13 septembre – Alpujarras

Nous quittons Grenade pour une traversée de la Sierra Nevada qui nous mène dans l’Alpujarras. Cette région sur le versant sud de la Sierra Nevada possède de multiples petits villages accrochés à la montagne aux façades blanches. Nous visitons Lanjaron, Pampaneira, Bibion, Trevelez. En fin de journée, retour au bâteau à Aguadulce.


14 au 17 septembre – Aguadulce (Alméria) -> Benalmadena (Malaga)

Quatre journées sans vent (pétole). Nous longeons le cote la plus laide d’Espagne. Des serres à perte de vue. 40.000 hectares qui produisent des fruits et légumes pour la grande distribution des pays du nord et emploi une main d’œuvre non qualifiée dont beaucoup de sans papiers. Vive le circuit court des produits de saison !!!

Ciel d’un lendemain d’orage
Serres de la région d’Alméria

A Benalmadena (juste au sud de Malaga), nous allons laissé le bateau et partons en visite.


18 septembre 2018 – Alora, El Chorro, Ardalès, Ronda, les villages blancs d’Andalousie

C’est une région magnifique, baignée par le soleil. Les champs d’oliviers, d’orangers et de citronniers. Premier arrêt à Alora. Il faut grimper au Castillo pour profiter de la vue.

Passage par El Chorro, un canyon calcaire creusé par la rivière Guadalhorce, près d’Álora

Ardales, encore un très beau village. C’est la pose déjeuner. À 14h il fait 36° (à l’ombre) nous comprenons pourquoi les commerces sont fermés de 14 à 17h !

En route pour Ronda à travers la campagne Andalouse.

Ronda. Exceptionnel, selon les termes du guide bien connu « vaut le voyage ». Ronda est située au sommet d’une montagne et surplombe le rivière El Tajo, une gorge profonde de 100 mètres qui sépare la nouvelle ville du XVe siècle, de la vieille ville de la période mauresque. Puente Nuevo, un pont de pierre enjambant la gorge. Les arènes Plaza de Toros, datent du XVIIIe siècle.

Nous passons la nuit à Arcos de la Frontera un R…B dans une petite maison typique à la façade blanche. Trois niveaux à flanc de colline.


19 septembre 2018 – Jerez de la Frontera, Séville

Pour une mise en jambe nous débutons par Jerez de la Frontera. Balade dans les rues piétonnes et visite de la cathédrale XVIIème. Absouts nous décidons de découvrir LA spécialité de la région, le Jerez (ou Xérès en français ou encore Sherry pour les sujets de sa majesté). Pour les néophytes, il s’agit d’un vin dont la vinification est très complexe basée sur des soutirages de cuve. Certains raisins sont exposés au soleil avant leur vinification. Un complément en alcool est réalisé. Pour déguster quelques Xérès nous allons dans une des Tabanco les plus anciennes de la ville « Tabanco El Pasaje » qui régale ses clients depuis 1925. Les tonneaux sont placés derrière le comptoir. Nous dégustons le Fino et l’Amoroso puis le Cream et le Pedro Ximenez avec quelques Tapas. Les consommations sont marquées à la craie sur le bar. Nous repartons avec une bouteille de Cream pour des apéritifs sur le bateau.

 

Direction Séville à une centaine de kilomètres plus au Nord. Nous y arrivons vers 15 heures. Après un rafraichissement nous laissons Moly à la sieste et partons pour la cathédrale et la Giralda, l’Alcazar et la place d’Espagne. L’après-midi se termine par une sangria au bord du Guadalquivir.


22 septembre 2018 – Marbella -> Gibraltar

C’était annoncé, enfin un peu de vent d’Est pour nous pousser de Marbella à Gibraltar. Au réveil mer calme et magnifique lever du soleil.

A 9h30 nous levons l’ancre pour cette dernière étape Andalouse. Le vent fut régulier à 10 à 12 noeuds. Vers 15 heures nous rallions la pointe Sud de Gilbratar. Ensuite naviguer dans la baie d’Algeciras se fait au prix d’une attention soutenue. Des cargos sont en attente du passage du détroit, les ferries croisent à pleine vitesse, le courant est fort, le vent totalement instable passant de presque rien à 20 noeuds subitement. Gilbratar est une vraie tuyère compte tenu de la configuration géographique. Il ne faut surtout pas se pointer par jour de mauvais temps.

Europa Point. So British.

Nous voulions aller au Port à Marina Bay en territoire britannique mais pas de place pour un catamaran. Nous en profitons cependant pour faire le plein de gasoil car un s’agit d’une zone détaxée, à 66 centimes d’euros le litre il ne fallait pas rater l’occasion. Nous repartons avec 159 litres de plus de l’autre côté de la piste de l’aéroport en territoire espagnol dans le Puerto Linéa de la Concepcion.


24 septembre 2018 : Gibraltar

Depuis trois siècles les Anglais règnent sur ce rocher. Le passage de la frontière, matérialisé par la piste de l’aéroport, est très original. Il faut la traverser (même à pied) pour passer chez les sujets de sa majesté.

Arrivés de l’autre côté on se croirait à Londres ; à peine passé la frontière a Red telephone box, à l’angle d’un pub un parfum de fish & chips.

Objectif de l’après-midi the top of the rock avec le Cable Car. Le vue est exceptionnelle, les singes nous attendaient à l’arrivée. Le Maroc semble à portée de main.

Le Maroc à seulement 17nm.
A gauche la baie d’Algeciras. A droite la mer d’Alboran.

Pourtant, le météo des prochaines 72 heures est très mauvaise. Des vents de 30/35 noeuds et des rafales qui peuvent être plus fortes nous obligent à rester au port. De plus les effets d’accélération dans le détroit peuvent être encore plus violents.

La fenêtre de sortie semble être à partir de vendredi 28 septembre pour descendre sur Ceuta, le lendemain sur Tanger avec le vent d’Est et ensuite filer rapidement sur la côte Atlantique. A suivre … (sur la page Maroc)