24 août 2018 – Traversée Ibiza -> Moraira Espagne

Hier, nous avons fait une petite navigation de 15 milles histoire de se placer à l’extrême Ouest de l’île d’Ibiza pour raccourcir la traversée vers le continent. Ce matin, le réveille à sonné à 6h30. Passage rapide par la plage pour Moly et à 7h30 nous levons l’ancre pour 55 milles de navigation vers Moraira (en espagne à ne pas confondre avec Moorea en Polynésie). La simulation de traversée sur Weather 4D donne 11 heures de traversée dont … 9 heures de moteur faute de vent ! En effet, sur le plan navigation cette traversée a été monotone au ronron des moteurs. Seul réconfort, l’eau pour le pastis était très fraiche. Nous avons croisé des ferrys, des cargos et des paquebots mais pas de vent. On oubliera vite cette traversée. Pour se réconforter, nous avons eu le temps de faire des courses de produits frais à l’arrivée. Au menu de ce soir ; steak de filet de bœuf et petit poids carottes (nous n’avions pas mangé de viande rouge depuis un mois), un régal.


26 août 2018 – Calp -> El Campello

Belle navigation aujourd’hui au portant sur 25 milles. Le départ a été tôt, 9 heures, pour profiter du vent annoncé (il était au rendez-vous). Régulier à 12/13 nœuds, la descente était calme doucement portée par cette petite brise. J’en ai presque regretté de ne pas avoir envoyé le gennaker. Paresseux le capitaine ce matin… Cette partie de la côte est très laide, bétonnée à l’excès. Nous sommes passés devant Benidorm certainement la station balnéaire la plus horrible de la Méditerranée. On se demande ce qu’il se passe dans la tête de certains urbanistes et architectes. A El Campello, mouillage à l’entrée du port. Il y a un peu de houle mais pas de vent annoncé pour la nuit. Nous sommes maintenant bien habitués à ces mouillages devant les plages juste à côté de l’entrée du port. Cela permet un accès rapide en annexe pour la balade de Moly, une intimité, le calme et l’économie des frais de port élevés en août.

Calp
Benidorm

27 août 2018 – El Campello -> Alicante

Le contact pris hier par mail ne nous confirmait pas de place disponible. Nous nous sommes donc présenté très tôt à la Marina d’Alicante (13h30). Après un ravitaillement en gasoil (2×40 litres) nous sommes placés en tête de ponton face à la capitainerie. Déjeuner rapide et nous partons pour une visite de la ville. Hôtel de Ville, église Santa Maria avec sa belle façade baroque, le château Santa Barbara au sommet du mont Benacantil, la cathédrale San Nicolas de Bari. Retour dans le centre pour une bonne glace bien méritée. En fin d’après-midi poste de propreté à bord : nettoyage du pont, des fonds, aspirateur, lessive… Extinction des feux à 23h00 épuisés.

Hôtel de Ville

Basilique Santa Maria. XIVème

Château Santa Babara. VXIème

Le photographe est aussi sur l’image. Mais où ?
Attention ! Chien de garde
Cathédrale San Nicolas de Bari. XVIIème.

Flash-back de Lola sur sont séjour à Ibiza


30 août 2018 – Santa Pola -> Puerto de San Pedro del Pinatar

Aujourd’hui pas de blabla mais une nav. de 28,5 milles toute en image.


1er septembre 2018 – Carthagène

Dernière ville avant l’Andalousie, Carthagène nous accueille pour 2 jours. D’abord occupée par les carthaginois (227 av J.C.), puis par les romain dès le IVème siècle elle devint ensuite siège épiscopale. Son passé naval (ville d’arsenal) est encore présent. Si les sites touristiques sont bien mis en valeur, la ville semble très pauvres à part un hyper-centre réduit ; beaucoup de bâtiments sont en ruine. Cette ville oubliée du développement touristique semble endormie depuis la dernière crise.

Vue de Cathagène depuis le château de la Conception


 4 septembre 2018 – Je suis certain, vous vous posez tous la question :  » Mais comment s’organise une journée de navigation ?  »

Avant notre départ, nous avions planifié notre route à la semaine et selon la distance entre les principaux ports. A bord, la route est organisée de façon plus précise pour les cinq jours à venir (distance, points d’intérêts, choix entre port ou mouillage, contrainte scolaire, invités à bord, nécessité d’avitaillement, …). Enfin, une étude météo est faite à trois jours et une surveillance matin et soir sur la zone de navigation et d’arrêt pour la nuit.

Le départ se fait soit d’un port soit d’un mouillage. Dans les deux cas la balade du matin s’impose pour Moly. Au port, il faut passer pour les formalités de départ et le règlement à la capitainerie, faire le plein d’eau, débrancher la prise de quai, passer les amarres à double, remonter la passerelle. Contrairement aux manœuvres d’arrivée qui peuvent être difficiles en cas de vent latéral, la manœuvre de départ est souvent plus simple. Par contre, la sortie du port, le respect de la vitesse, hisser les voiles et se mettre au cap demandé peut prendre environ vingt minutes. Nous préférons les départs d’un mouillage. Il y a uniquement l’ancre à relever « et vogue la galère ». Nous avons pris l’habitude de hisser la Grand Voile (GV) avant de quitter le mouillage au calme. Aucune force appliquée sur la GV, la drisse est moins raide. C’est plus confortable que le faire plus au large face au vent et dans les vagues. Ainsi, plus besoin d’aller à l’avant en navigation, tout se gère du cockpit. Le marin est vaillant mais paresseux !

Une fois le cap pris, il faut régler correctement les voiles selon l’angle au vent apparent. Là, ça se complique. Pour les matheux, le vent apparent est le vecteur conjonction du vent réel et du vent vitesse. Le plan de voilure bien réglé permet d’optimiser la vitesse du bateau. A ce stade là, nous débutons notre navigation mais ce n’est pas le moment de la sieste pour autant. Il faut faire la veille. La mer n’est pas un plan d’eau désert, loin de là. Les règles de priorités existent. Les cargos, ferries, « trimbales couillons » et autres voiliers de tous poils pullulent surtout en navigation côtière. Petite précision : « un trimbale couillon » est un bateau à moteur vu par un voileux. D’autre part, le vent n’est jamais stable, ni en direction, ni est intensité.

Et voilà, vous comprenez maintenant mieux quel est le job du capitaine ; beaucoup d’anticipation, une attention jamais relachée et surtout toujours rester zen même quand une manœuvre ne se passe pas comme prévue. Si vous voulez essayer « welcome on board » !

Cala Serrada

7 septembre 2018 – Garrucha – Almeria Aguadulce

C’est à l’heure du laitier (6 heures) que nous quittons Garrucha, ville sans intérêt pour une navigation de 55 milles. D’une part, il n’y a pas de port ou d’abri fiable par vent de sud sur ce parcours. D’autre part, la météo du lendemain est mauvaise. Un coup de vent du nord à 30/35 noeuds est annoncé sur une durée de 24 heures. Cette longue navigation nous aura pris 11 heures. Un vent trop faible oblige à mettre un appui moteur toute la journée pour tenir un vitesse moyenne de 5 noeuds.

Curiosité géologique au Cabo de Gata