27-30 janvier 2019 – Les Saintes

Découvertes par Christophe Colomb en 1493, ce chapelet d’îles au sud de Basse-Terre est un paradis. Végétation dense, fleurs, maisons colorées, dégradés de bleus composent ces paysages de carte postale.

Deux îles, Terre-de-Haut (au vent) et Terre-de-Bas (sous le vent) sont habitées. Ces îles étaient un enjeu militaire dans les batailles que se sont livrés les français et les anglais sur la région. Les Saintois sont réputés excellents pêcheurs et revendiques même des origines bretonnes (à l’accent créole).

Il n’y a que très peu de voiture sur l’île. Des loueurs proposent aux touristes qui viennent pour la journée en ferry des golfettes ou vélo électriques. En fin d’après-midi, l’île est rendue à ces habitants. Les plaisanciers profitent de cette quiétude dans des mouillages sur bouées seulement au nombre donc limité.

Cet esprit insulaire et sa beauté m’ont fait penser à Porquerolles.

Atlantide est resté 4 nuits au mouillage de la Petite Anse au pied du Pain de Sucre. Les bouées sont gérées par Les Saintes Multiservices (VHF canal 8 13€). La clearance se fait au Bourg dans le cybercafé situé en étage au dessus du PMU à la façade vert pomme dans la rue piétonne. Un petit marché et des pêcheurs permettent de s’approvisionner en fruits, légumes et poissons. Le Bourg comprend aussi deux supérettes. Bref tout se qu’il faut pour passer un bon moment … C ‘était un plaisir des faire à pied 5 km pour un aller/retour au Bourg.

31 janvier 2019 – Les Saintes -> Saint François

C’est parti pour 34 milles en direction de Saint François. Nous avons choisi cette destination car la marina a accepté de nous accueillir pour 5 jours. Pointe-à-Pitre n’avait plus de disponibilité. Nous devons faire une vidange des moteurs et réparer le dessalinisateur qui fait des siennes. Cette route Nord-Est (42°) ne m’enchante pas car nous sommes en plein vent de face. Pour tenir un pré très serré à 30° nous partons d’abord sur Pointe-à-Pitre.  En suite nous devons longer la côte sur 16 milles pour toucher Saint-François. Avec le vent de face à 18 nœuds, la houle aussi de face et un léger courant à contre, ces 16 milles furent éternels. De plus, il nous était impossible de raser la côte pour trouver un terrain plus calme car le secteur et truffé de haut fonds. Nous arrivons épuisé à 17 heures. Il nous faudra une bonne pizza pour retrouver de l’énergie.

1er février 2019 – Saint François

Cette journée a été consacrée à un nettoyage intérieur intégral du bateau. Nous n’avions pas sorti les amarres des coffres depuis 2 mois. Le soir nous avons retrouvé Yolande et Serge qui habitent Saint François depuis une dizaine d’année pour un apéritif tapas.

3 février 2019 – Saint François – Un Dimanche avec des Guadeloupéens

C’est un rituel chez beaucoup de Guadeloupéens de passer le dimanche à la plage. Nous suivons Yolande et Sergio pour nous rendre à l' »anse à la Gourde » du côté Atlantique. On aperçoit à l’Est la Désirade. Nous passons la journée avec leurs amis, protégés du soleil sous un carbet. Ti’Punch, bières et BBQ. Il ne manquait qu’ Eliane et Marco qui vont bientôt quitter la métropole pour s’installer à Deshaies. Je les envie. Marilou a passé son après-midi les pieds dans l’eau avec Marie (13 ans) arrivée en Guadeloupe il y a deux ans. Moly avait deux copins.

Nous clôturons cette belle journée par le point de vue de la pointe des Châteaux à l’extrème Est de Grande Terre.

5 février 2019 – Guadeloupe – Route de la Traversée

Au départ de Saint François nous devions passer par Pointe-à-Pitre pour rejoindre la Basse-Terre. Il existe une route qui coupe la Basse-Terre d’Est en Ouest de Petit Bourg à Pointe Noire dénommée Route de la Traversée. C’est une des plus belle route de Guadeloupe qui traverse la forêt primaire tropicale au sein du Parc National. Notre premier arrêt est à la Cascade aux Écrevisses. Un ruisseau se termine en chute d’eau avant de rejoindre la rivière Corossol.

Le second arrêt est sur l’air de Petit Bras David. De là nous empruntons le sentier du Ruisseau qui s’enfonce dans la forêt primaire. C’est une balade spectaculaire qui donne l’impression d’être au cœur de la forêt amazonienne. Cette forêt humide sempervirente est parsemée de gommiers, d’acomats, de marbris, de fougères, de lianes et de plantes épiphytes.

9 – 11 février 2019 – Ilet Gosier

C’est un magnifique petit îlet à moins d’un demi mille de Gosier. Une plage sous le vent, un phare et un lolo (petit snack bar de plage). Les touristes utilisent la navette électrique pour se rendre sur l’îlet. Sous le vent les fonds de sable de 2 à 5 mètres offres un beau dégradé de bleus turquoises.

Dimanche 10 février 2019 – Visite de Céline, Marie et Wilfrid

11 et 12 février 2019 – Pointe à Pitre

Pointe à Pitre est le port d’entrée de la marine marchande et des paquebots de touristes. On y trouve aussi la principale marina de l’île Bas-du-Fort. Cependant, cette ville dont l’architecture rappelle des périodes fastes est en « fin de vie ». Les bâtiments anciens sont pour la plupart en ruine faute de moyen pour un sauvetage d’envergure de ce patrimoine, un musée à ciel ouvert. Les constructions modernes sont déjà vétustes. Les rues sont sales et peu entretenues.

A côté de ce « cloaque » trône, sur l’ancien site de l’usine Darboussier, le Mémorial Acte (Centre caraïbéen d’expression de la mémoire de la traite négrière et de l’esclavage). A mon arrivée sur les lieux je fus presque choqué de constater une telle gabegie de fonds publics (50 M€ sur les 80 M€ du projet) contrastant avec le reste de la ville. Mais après 2 bonnes heures de visite nous en sommes ressortis convaincus. La thématique est poignante, les techniques muséologiques de pointe. Cette visite est indispensable.

Dans le centre on trouve un musée consacrée à Saint John Perse. Visite sans grand intérêt dans une maison coloniale qui tombe en ruine. Nous avions voulu visiter le musée Victor Schœlcher mais le bâtiment est en cours de réhabilitation.